Concert Bach dimanche 10 février à 17h30

La mezzo-soprano Véronique Bauer et l’organiste Laurent Jouvet proposeront le dimanche 10 février à 17h30 un concert dédié aux cantates de Jean-Sébastien Bach avec Alto et orgue obligé.

On sait que Bach composait en fonction des effectifs de musiciens qu’il avait à sa disposition pour les offices religieux à Leipzig. Il dirigeait des chœurs et un orchestre dans l’école Saint-Thomas, et, chaque semaine, de nouvelles œuvres voyaient le jour. Même si Bach recyclait parfois des musiques qu’il jugeait sans doute réussies, il fallait sans cesse écrire des cantates qui étaient jouées le dimanche. La semaine se passait donc à écrire puis répéter avec les élèves de l’école, qui étaient ses musiciens.

A l’étude des partitions, on voit qu’à certaines époques, Bach avait des effectifs réduits au chœur ou à l’orchestre, ou bien le contraire. Certaines partitions particulièrement virtuoses pour certains instruments attestent qu’il avait parfois d’excellents musiciens. C’est le cas pour les 8 cantates pour Alto solo et orgue concertant qui nous sont parvenus. Il est certain que Bach dirigeait depuis l’orgue soliste, accompagné d’un petit ensemble d’instrumentistes. L’Alto était chanté par un garçon, un élève de l’école Saint-Thomas, qui avait toutes les qualités d’un soliste virtuose. Bach lui demande des choses particulièrement difficiles, mais toujours en rapport avec la fonction de la musique chez le compositeur : que la musique illustre exactement le texte mis en musique.

Dans l’Aria « Seuftzer, Thränen » (Pleurs et soupirs) de la cantate 21, l’Alto dialogue avec l’orgue avec des motifs chromatiques qui matérialisent des soupirs. De même l’air « Bäche von gesalznen Zähren » (Flots de larmes amères), également de la cantate 21, figure l’écoulement des larmes comme celui d’un fleuve. L’Aria « Gott soll allein mein Herze haben » (à Dieu seul doit appartenir mon cœur), de la cantate 169 pour Alto et orgue obligé, exprime la joie de l’âme qui se consacre à Dieu dans des mélismes volubiles qui font penser aux ornementations baroques des églises allemandes de cette époque.

Pour garder l’homogénéité de la forme cantate, Véronique Bauer et Laurent Jouvet maintiendront les alternances entre Sinfonia (morceau d’entrée), Recitativo (textes du récit), Aria (textes lyriques chantés, commentaires) et Choral final.

L’entrée est libre avec libre participation

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