Dimanche 5 mai 2019
La troisième question – « M’aimes-tu ? »

La troisième question – « M’aimes-tu ?»

La troisième question du Christ à Pierre, « m’aimes-tu ? » pendant la troisième apparition à ses disciples a un sens signifiant pour nous. Les trois questions de l’amour à Pierre posées par le Seigneur nous semble bizarres ; pourquoi, trois fois « m’aimes-tu ? ». Alors, le « trois », indiquerait-il la solennité religieuse ou chrétienne ou biblique ? ; ainsi Pierre a nié le Seigneur trois fois, le Seigneur ressuscite le troisième jour, etc. Or, le verbe grec utilisé pour aimer est différent la troisième fois. Voilà donc les deux premières questions sont semblables mais non pas la troisième question. Les deux premières fois Jésus emploie le verbe « agapaô » et la dernière fois il utilise « phileô ». En grec, le verbe « phileo » exprime l’amour d’amitié mais pas totalisant, alors que le verbe « agapao » signifie l’amour sans réserve, total et inconditionnel. La première fois, Jésus demande à Pierre : « Simon… m’aimes-tu (agapâs-me) avec cet amour total et inconditionnel (Jn 21, 15) ? » Toutefois, Pierre ne répond pas par le même verbe mais avec « philô-se ». Donc, Jésus répète la question pour avoir la réponse désirée. « Simon, m’aimes-tu (agapâs-me) avec cet amour total que je désire ? ». Alors, Pierre persiste à employer le verbe « philo-se », il répète la réponse de son humble amour humain : « Kyrie, philô-se », « Seigneur, je t’aime bien, avec mon amour faible ». Voilà, le Seigneur n’a pas reçu de Pierre l’amour inconditionnel, Pierre n’osait pas exprimer son agapè envers le Seigneur ; or, il a son amour imparfait, sa philia faible, son amitié humaine pour le Seigneur. Mais cette fois, c’est-à-dire, la troisième fois, Jésus descend de sa position de l’agapè ; Il dit seulement à Simon : ‘Phileîs-me ?, ‘Tu m’aimes bien ?’. Simon comprend que son pauvre amour suffit à Jésus, l’unique dont il est capable. On pourrait dire que Jésus s’est adapté à Pierre, plutôt que Pierre à Jésus. C’est précisément cette adaptation divine qui nous donne de l’espérance, pour aimer notre Seigneur. Le Seigneur ne nous demanderait pas un amour parfait car Il sait déjà que notre amour est toujours imparfait.

Charles M. Selvan


Première lecture

« Nous sommes les témoins de tout cela avec l’Esprit Saint » (Ac 5, 27b-32.40b-41)

Lecture du livre des Actes des Apôtres

En ces jours-là,
les Apôtres comparaissaient devant le Conseil suprême.
    Le grand prêtre les interrogea :
    « Nous vous avions formellement interdit
d’enseigner au nom de celui-là,
et voilà que vous remplissez Jérusalem
de votre enseignement.
Vous voulez donc faire retomber sur nous
le sang de cet homme ! »
    En réponse, Pierre et les Apôtres déclarèrent :
« Il faut obéir à Dieu
plutôt qu’aux hommes.
    Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus,
que vous aviez exécuté en le suspendant au bois du supplice.
    C’est lui que Dieu, par sa main droite, a élevé,
en faisant de lui le Prince et le Sauveur,
pour accorder à Israël la conversion et le pardon des péchés.
    Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela,
avec l’Esprit Saint,
que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. »

    Après avoir fait fouetter les Apôtres,
ils leur interdirent de parler au nom de Jésus,
puis ils les relâchèrent.
    Quant à eux, quittant le Conseil suprême,
ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes
de subir des humiliations pour le nom de Jésus.

Psaume

(Ps 29 (30), 3-4, 5-6ab, 6cd.12, 13)

R/ Je t’exalte, Seigneur,
tu m’as relevé.
ou : Alléluia.
(Ps 29, 2a)

Quand j’ai crié vers toi, Seigneur,
mon Dieu, tu m’as guéri ;
Seigneur, tu m’as fait remonter de l’abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu’un instant,
sa bonté, toute la vie.

Avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie !
Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funèbres en parure de joie !

Que mon cœur ne se taise pas,
qu’il soit en fête pour toi ;
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
je te rende grâce !

Deuxième lecture

« Il est digne, l’Agneau immolé, de recevoir puissance et richesse » (Ap 5, 11-14)

Lecture de l’Apocalypse de saint Jean

Moi, Jean,
    j’ai vu :
et j’entendis la voix d’une multitude d’anges
qui entouraient le Trône, les Vivants et les Anciens ;
ils étaient des myriades de myriades,
par milliers de milliers.
    Ils disaient d’une voix forte :
« Il est digne, l’Agneau immolé,
de recevoir puissance et richesse,
    sagesse et force,
honneur, gloire et louange. »

    Toute créature dans le ciel et sur la terre,
sous la terre et sur la mer,
et tous les êtres qui s’y trouvent,
je les entendis proclamer :
« À celui qui siège sur le Trône, et à l’Agneau,
la louange et l’honneur,
la gloire et la souveraineté
pour les siècles des siècles. »
    Et les quatre Vivants disaient : « Amen ! » ;
et les Anciens, se jetant devant le Trône, se prosternèrent.

Évangile

« Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson » (Jn 21, 1-19)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
    Jésus se manifesta encore aux disciples
sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.
    Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre,
avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau),
Nathanaël, de Cana de Galilée,
les fils de Zébédée,
et deux autres de ses disciples.
    Simon-Pierre leur dit :
« Je m’en vais à la pêche. »
Ils lui répondent :
« Nous aussi, nous allons avec toi. »
Ils partirent et montèrent dans la barque ;
or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.

    Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage,
mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.
    Jésus leur dit :
« Les enfants,
auriez-vous quelque chose à manger ? »
Ils lui répondirent :
« Non. »
    Il leur dit :
« Jetez le filet à droite de la barque,
et vous trouverez. »
Ils jetèrent donc le filet,
et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer,
tellement il y avait de poissons.
    Alors, le disciple que Jésus aimait
dit à Pierre :
« C’est le Seigneur ! »
Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur,
il passa un vêtement,
car il n’avait rien sur lui,
et il se jeta à l’eau.
    Les autres disciples arrivèrent en barque,
traînant le filet plein de poissons ;
la terre n’était qu’à une centaine de mètres.
    Une fois descendus à terre,
ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise
avec du poisson posé dessus,
et du pain.
    Jésus leur dit :
« Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »
    Simon-Pierre remonta
et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons :
il y en avait cent cinquante-trois.
Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.
    Jésus leur dit alors :
« Venez manger. »
Aucun des disciples n’osait lui demander :
« Qui es-tu ? »
Ils savaient que c’était le Seigneur.
    Jésus s’approche ;
il prend le pain
et le leur donne ;
et de même pour le poisson.
    C’était la troisième fois
que Jésus ressuscité d’entre les morts
se manifestait à ses disciples.

    Quand ils eurent mangé,
Jésus dit à Simon-Pierre :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment,
plus que ceux-ci ? »
Il lui répond :
« Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le berger de mes agneaux. »
    Il lui dit une deuxième fois :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment? »
Il lui répond :
« Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le pasteur de mes brebis. »
    Il lui dit, pour la troisième fois :
« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? »
Pierre fut peiné
parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait :
« M’aimes-tu ? »
Il lui répond :
« Seigneur, toi, tu sais tout :
tu sais bien que je t’aime. »
Jésus lui dit :
« Sois le berger de mes brebis.
    Amen, amen, je te le dis :
quand tu étais jeune,
tu mettais ta ceinture toi-même
pour aller là où tu voulais ;
quand tu seras vieux,
tu étendras les mains,
et c’est un autre qui te mettra ta ceinture,
pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. »
    Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort
Pierre rendrait gloire à Dieu.
Sur ces mots, il lui dit :
« Suis-moi. »


Dans la suite de nos actions de grâce et de nos mercis adressés à tous ceux qui ont contribué activement aux fêtes pascales…

Stéphane et Dominique pour le jardin des Oliviers

Les animateurs de chants et notre organiste pour leurs talents mis au service du Seigneur

Les fleuristes des Jours Saints Patrick pour le sépulcre fermé et désormais ouvert à la foi en la Résurrection

Véronique, Philippe et Antoine pour les feuilles de chants et les attentions multiples

Pierre pour l’aménagement de l’église

La Maison saint Jean pour le cheminement du carême et leur disponibilité à célébrer la vie nouvelle

Jean-Louis pour la propreté de l’église

L’équipe du catéchuménat des adultes d’avoir suivi l’enfantement de trois de nos désormais frères en Christ

Chiara, Isabelle et les catéchistes pour leur accompagnement des enfants à la joie pascale

Les prêtres locaux et de passage pour la transmission de la Bonne Nouvelle Et tous ceux qui ont communié au Christ Ressuscité Pour eux et ceux que nous portons dans nos prières : Alléluia!

Share