Dimanche 15 septembre
Éternel est son amour !

Livre de l’Exode 32,7-11.13-14.

En ces jours-là, le Seigneur parla à Moïse : « Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.
Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre ! Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui. Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant : “Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” »
Le Seigneur dit encore à Moïse : « Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide.
Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer ! Mais, de toi, je ferai une grande nation. »
Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant : « Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ?
Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même : “Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.” »
Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.

Psaume 51(50),3-4.12-13.17.19.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c’est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Première lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,12-17.

Bien-aimé, je suis plein de gratitude envers celui qui me donne la force, le Christ Jésus notre Seigneur, car il m’a estimé digne de confiance lorsqu’il m’a chargé du ministère,
moi qui étais autrefois blasphémateur, persécuteur, violent. Mais il m’a été fait miséricorde, car j’avais agi par ignorance, n’ayant pas encore la foi ;
la grâce de notre Seigneur a été encore plus abondante, avec elle la foi, et avec l’amour qui est dans le Christ Jésus.
Voici une parole digne de foi, et qui mérite d’être accueillie sans réserve : le Christ Jésus est venu dans le monde pour sauver les pécheurs ; et moi, je suis le premier des pécheurs.
Mais s’il m’a été fait miséricorde, c’est afin qu’en moi le premier, le Christ Jésus montre toute sa patience, pour donner un exemple à ceux qui devaient croire en lui, en vue de la vie éternelle.
Au roi des siècles, Dieu immortel, invisible et unique, honneur et gloire pour les siècles des siècles ! Amen.

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 15,1-32.

En ce temps-là, les publicains et les pécheurs venaient tous à Jésus pour l’écouter.
Les pharisiens et les scribes récriminaient contre lui : « Cet homme fait bon accueil aux pécheurs, et il mange avec eux ! »
Alors Jésus leur dit cette parabole :
« Si l’un de vous a cent brebis et qu’il en perd une, n’abandonne-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans le désert pour aller chercher celle qui est perdue, jusqu’à ce qu’il la retrouve ?
Quand il l’a retrouvée, il la prend sur ses épaules, tout joyeux,
et, de retour chez lui, il rassemble ses amis et ses voisins pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue !”
Je vous le dis : C’est ainsi qu’il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de conversion. »
Ou encore, si une femme a dix pièces d’argent et qu’elle en perd une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison, et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?
Quand elle l’a retrouvée, elle rassemble ses amies et ses voisines pour leur dire : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !”
Ainsi je vous le dis : Il y a de la joie devant les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit. »
« Un homme avait deux fils.
Le plus jeune dit à son père : “Père, donne-moi la part de fortune qui me revient.” Et le père leur partagea ses biens.
Peu de jours après, le plus jeune rassembla tout ce qu’il avait, et partit pour un pays lointain où il dilapida sa fortune en menant une vie de désordre.
Il avait tout dépensé, quand une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin.
Il alla s’engager auprès d’un habitant de ce pays, qui l’envoya dans ses champs garder les porcs.
Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien.
Alors il rentra en lui-même et se dit : “Combien d’ouvriers de mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim !
Je me lèverai, j’irai vers mon père, et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi.
Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils. Traite-moi comme l’un de tes ouvriers.”
Il se leva et s’en alla vers son père. Comme il était encore loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion ; il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers.
Le fils lui dit : “Père, j’ai péché contre le ciel et envers toi. Je ne suis plus digne d’être appelé ton fils.”
Mais le père dit à ses serviteurs : “Vite, apportez le plus beau vêtement pour l’habiller, mettez-lui une bague au doigt et des sandales aux pieds,
allez chercher le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons,
car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” Et ils commencèrent à festoyer.
Or le fils aîné était aux champs. Quand il revint et fut près de la maison, il entendit la musique et les danses.
Appelant un des serviteurs, il s’informa de ce qui se passait.
Celui-ci répondit : “Ton frère est arrivé, et ton père a tué le veau gras, parce qu’il a retrouvé ton frère en bonne santé.”
Alors le fils aîné se mit en colère, et il refusait d’entrer. Son père sortit le supplier.
Mais il répliqua à son père : “Il y a tant d’années que je suis à ton service sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m’as donné un chevreau pour festoyer avec mes amis.
Mais, quand ton fils que voilà est revenu après avoir dévoré ton bien avec des prostituées, tu as fait tuer pour lui le veau gras !”
Le père répondit : “Toi, mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce qui est à moi est à toi.
Il fallait festoyer et se réjouir ; car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé !” »

Éternel est son amour !

Heureusement, l’enfant prodigue s’est enfin décidé à revenir chez son Père ; évidemment il a eu honte de rencontrer son Père. Pourrait-il redevenir ce qu’il était avant son départ ? Il le voudrait bien. Pour lui, c’est déjà beaucoup d’être accueilli « à la maison paternelle » ; son espoir n’était que de retrouver de quoi manger et de quoi vivre – une place parmi les ouvriers – ; il n’osait pas demander plus ; certes, il a perdu sa dignité filiale. Or, l’amour calcule-t-il ?

« Comme il était loin, son père l’aperçut et fut saisi de compassion, il courut se jeter à son cou et le couvrit de baisers ». Son père ne lui dit rien ; l’embrassement des bras est la réponse capitale. Les émotions du père empêchent le fils d’achever sa demande. Le Père ne voulait pas entendre le pardon du fils ; le retour de son fils lui suffit. Il se dit : « Mon fils est revenu à la vie. » Il découvre à son fils l’immense richesse de son amour qu’il ignorait au jour de son départ. L’amour fait l’impossible.

Contre l’imagination du fils, le Père montre pleinement son amour parental. Le Père n’a pas perdu sa dignité parentale. Ses entrailles veulent toujours embrasser son fils, peu importe sa situation. Le Père redonne à son fils revenu sa place propre qui, malgré l’absence, est restée la sienne au cœur de sa famille. C’est la part d’héritage qui ne disparaît jamais contrairement aux choses matérielles : l’amour est éternel.

Charles M. Selvan

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Messe de rentrée le dimanche 22 septembre : présentation des missions de la paroisse, accueil des nouveaux, autour de l’eucharistie suivie d’un pot. 

Le conseil économique de la paroisse se réunit le mardi 17 septembre. 

 

Chrétiens et retraités

Nous sommes un groupe de jeunes de 65 ans et plus. Nous nous retrouvons pour découvrir, à travers les textes de la messe, ce que Jésus veut nous dire. Rencontres dans une ambiance chaleureuse, avec une qualité d’écoute, de respect… qui n’empêche pas de rire. Concrètement, on se retrouve une fois par mois à la messe du mardi à 12h15, casse-croute partagé, et partage des textes de la messe du dimanche suivant. Première rencontre, le mardi 17 septembre à 12h15 dans l’église ou à partir de 13h00 au 24, rue André Antoine. 

Faites-le savoir autour de vous. 

Journées Européennes du Patrimoine à Saint Jean. Visites guidées le samedi 21 et dimanche 22 septembre à 15:30. La visite guidée du samedi sera suivie, comme chaque année, d’un récital d’orgue à 17 h 15 pour s’achever vers 18 h00. 

Congrès Mission : du 27 au 29 septembre

Comment proposer la foi en paroisse ? Dans ses engagements sociétaux ? Dans le couple ? Depuis 2015, le Congrès Mission réunit le temps d’un week-end les catholiques de France pour les faire réfléchir ensemble à l’évangélisation et leur donner les moyens concrets de proposer la foi dans leurs familles, à leur travail, sur internet, dans l’espace public… L’intuition du Congrès Mission repose sur la conviction qu’il est nécessaire et urgent que les catholiques proposent la foi autour d’eux et qu’ils ont besoin d’être formés pour cela. Dans cette perspective, plusieurs mouvements et communautés ont uni leurs forces pour organiser un grand événement : l’occasion d’échanger et de se former sur diverses manières de proposer la foi dans de nombreux contextes de leur vie quotidienne. Information et programme  : https://www.congresmission.com/

 

Le Pape François nous invite à “aller évangéliser aux périphéries“. Dans notre quartier, le lycée professionnel St Jean de Montmartre accueille des élèves entre 15 et 20 ans venant des périphéries de Paris. Certains ont décroché du cursus général à cause d’un handicap léger (malentendant, autisme, dyslexie, etc.), d’autres parce qu’ils viennent de milieux défavorisés sans soutien scolaire. Beaucoup ne connaissent pas Jésus, et la majorité n’a pas d’instruction religieuse. La Pastorale du lycée a besoin de bénévoles entre 12h et 14h (les jeudis ou vendredis) pour animer un point d’écoute et de partage avec les élèves isolés. Un local dans la cour permet de les inviter à prendre un café ou un thé pour une rencontre chaleureuse, dans un dialogue ouvert, disponible à leurs questions. Cet engagement doit se faire sur l’année scolaire (jusque fin mai) avec le souci d’être fidèle au rdv en accueillant ces jeunes avec leurs différences et leurs difficultés. Contact: gwenola.rebour@free.fr

Aujourd’hui nous célébrons les baptêmes de Sophia, Léonor, Tiago et Oscar.

 

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