Qui est Saint Jean l’Evangéliste ?

Une première partie sur son évangile, illustré dans notre paroisse par plusieurs œuvres. Une seconde partie sur la personne.

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L’évangile de Jean :
Les trois premiers évangiles dits synoptiques présentent énormément de points communs et pourraient être disposés en parallèle. L’évangile de Jean rédigé plus tardivement (fin du Ier siècle ??). Dans notre tradition, Saint Jean est l’auteur même de cet Evangile.

Quelques élements :

Ni le nom de l’auteur, ni celui de l’apôtre Jean, un des principaux disciples dans les évangiles synoptiques et dans les actes des apôtres, n’apparaissent dans l’évangile selon Jean.
Techniquement, l’évangile de Jean ne contient pas de paraboles et mentionne bien moins d’évènements de la vie de Jésus, ce qui le place en complément par rapport aux Evangiles de Luc et Marc entre autres.

Plan :

  • 1,1-18 : Prologue
  • 1,19 – 12,50 : Le “livre des Signes”

-** 1,19 – 2,11 : Début de la révélation de Jésus à ses disciples
-** 2,12 – 4 : Du premier au second miracle de Cana (Noces de Cana, eau changée en vin ; purification du Temple de Jérusalem ; Nicodème ; la Samaritaine ; guérison du fils d’un fonctionnaire)
-** 5 – 10 : Remplacement des jeûnes de l’Ancien Testament -*** 5 : Jésus renouvelle le commandement du repos du sabbat
-*** 6 : Jésus remplace la manne de l’Exode par le Pain de Vie
-*** 7 – 10,21 : la source d’Eau vive et la Lumière du monde remplacent les cérémonies (eau et lumière) de la fête des Tabernacles
-*** 10,22-42 : Jésus est consacré à la place de l’autel du Temple de Jérusalem
-*** 11 – 12 : Résurrection de Lazare et fin du ministère public de Jésus (condamnation à mort par le Sanhédrin ; onction à Béthanie ; entrée à Jérusalem)

  • 13 – 20 : Le “livre de la Gloire”

-** 13 – 17 : Dernière Cène et dernier discours de Jésus
-*** 13 : Repas, lavement des pieds, trahison de Judas, début du discours (commandement de l’amour ; trahison de Pierre)
-*** 14-17 : Dernier discours de Jésus
-**** 14 : départ de Jésus, demeure divine, envoi du “Défenseur” (Paraclet)
-**** 15-16 : vigne et sarments, haine du monde, témoignage du Paraclet
-**** 17 : prière sacerdotale
-*** 18 – 19 : Passion et mort (arrestation, interrogatoire devant le grand prêtre et reniement de Pierre, procès devant Pilate, crucifixion et mort, sépulture)
-*** 20,1-29 : Résurrection (deux scènes au tombeau, deux au Cénacle)

  • 20,30-31 : Conclusion de l’évangile
  • 21 : Épilogue (apparitions de Jésus ressuscité en Galilée ; seconde conclusion)

La personne :

Son père s’appelle Zébédée. Sa mère est Marie Salomé et il a pour frère un autre apôtre : Jacques le Majeur.

On l’appelle Jean l’Apôtre ou Jean l’Évangéliste ou Jean le Théologien pour le distinguer de Jean le Baptiste, précurseur et prophète de Jésus.

Comme André, il était disciple de Jean le Baptiste jusqu’au moment où celui-ci leur désigna Jésus par ces termes : « Voici l’agneau de Dieu ». Quittant Jean le Baptiste, après le Baptême et la venue de l’Esprit Saint sous la forme d’une colombe, et lorsque Jésus vint vers lui, il abandonna tout sur-le-champ, pour le suivre avec son frère Jacques.

Souvent appelé « le bien-aimé du Seigneur », ou celui que Jésus aimait, Jean est considéré comme l’apôtre préféré du Christ. De nombreuses représentations de la Cène nous le montrent au côté de Jésus. En effet dans l’évangile que l’on attribue à Saint Jean, il rapporte avec beaucoup de précisions les paroles prononcées par Jésus au cours de la Cène (Discours de la Cène, chapitres 14 à 17), et en particulier l’envoi de l’Esprit Saint ou Paraclet par le Père.

Jean fut l’un des trois apôtres (avec Pierre et Jacques) à monter sur la montagne du Thabor, pour assister à la Transfiguration, où ils ont contemplé la divinité du Verbe resplendissante dans le corps de Jésus, lorsque le Père disait: « Celui-ci est mon fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute ma complaisance : écoutez-le » .

Lorsque Jésus fut arrêté par les soldats romains, il le suivit jusque dans la cour du Grand-Prêtre, et assista à la crucifixion et à son agonie à Gethsémani. Des écrits plus tardifs nous disent aussi que le Christ en croix, avant de rendre l’âme, donne pour mission à Jean de veiller sur sa mère, la Vierge Marie. Il l’accueillit chez lui et fut le dernier à rester à Jérusalem pour la servir.

Après la Résurrection, il semble que Jean soit allé en Samarie prêcher avec Pierre. Fuyant les persécutions des Romains, il quitta la Palestine, et se réfugie à Éphèse ou il réalise des miracles et baptise de nombreuses personnes.

L’empereur Domitien l’envoie en exil sur l’île de Patmos, où il aurait écrit l’Apocalypse.

Après la mort de Domitien en l’an 96, l’empereur Nerva permit à Jean de revenir à Éphèse, au grand regret des habitants de Patmos qu’il avait convertis en très grand nombre.

Puis la tradition le fait vivre pendant de longues années à Éphèse, ville où il compose ses trois Épîtres et le quatrième Évangile ou Évangile selon Jean (dont la plus ancienne trace est le Papyrus P52), en l’an 97.

Il serait mort à Éphèse en l’an 101, à l’âge de 98 ans. Il serait enterré à Selçuk, près d’Éphèse, où il existait une basilique Saint-Jean aujourd’hui en ruine.

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