Conseil pastoral WE de juin 2016

St Jean de Montmartre – compte-rendu du Week-End CPP du 17 au 19 juin 2016

LES « ŒUVRES DE MISERICORDE » SUITES :
– Rappel de la définition : Miséricorde = cœur avec les pauvres…
– A St Jean, 4 œuvres de Miséricorde ont été abordées dans le contexte de la prière universelle ce premier semestre (« Donner à boire à ceux qui ont soif », « Donner une sépulture aux morts », « Donner à manger à celui qui a faim », « visiter les malades ») : ces temps ont été des moments forts qui permettent la visibilité de ce qui se fait et qui le fait.
– Il reste à aborder trois œuvres de Miséricorde avant le 20 novembre :
a) « Donner un toit à ceux qui n’en ont pas »
b) « Vêtir ceux qui sont nus »
c) « Visiter les prisonniers »
– Trois dates de dimanches « miséricorde » programmés : 25 sept, 16 oct, 20 nov

DIMANCHES DE SOLIDARITE :
– le point sur ce qui existe déjà et ouvrir des horizons :
. 1) S’appuyer sur les points forts
. 2) Dynamiser les points faibles :
. 3) S’ouvrir vers l’extérieur :
– dates envisagées :
* 11 sept avec l’alpha pour les réfugiés
* 27 nov avec le JRS (invitations à domicile)
* 3 autres dimanches à fixer avec Abbesses Frat et Conf st Vincent et Café accueil
* 8 janvier : proposer un geste solidaire de partage de galette ?

INFORMATIONS SUR LES REFUGIES A ST JEAN :
Des bénévoles accueillent des réfugiés deux fois par semaine (lundi et mercredi de 14h à 17h) : jeux, visites, alphabétisation. La participation est irrégulière et variée : de 5 à 7 personnes avec 2 ou 3 bénévoles. (Demander à Noëlle de relancer une annonce pour ces créneaux pour la recherche de bénévoles.).

QUESTIONS POUR UN ECHANGE SUR LE CHAPITRE 8 DE « AMORIS LAETITIA »
Voici ce qui, dans ce texte, nous semble être : « expressions-clefs », « points forts » à souligner :
– L’Église doit veiller à intégrer et non pas exclure (ce qui est le fait de la loi ou des normes).
– La Miséricorde n’est pas juste un fait de Dieu le Père : nous sommes tous invités à la vivre comme base du discernement, invités aussi à la proximité dans l’écoute et la compassion, pour comprendre et accompagner les situations complexes et les blessures.
– Il ne faut pas vider la Miséricorde de son sens avec des conditions : elle est « imméritée, inconditionnelle et gratuite » (297).
– Il n’est plus possible de dire à ceux qui se trouvent dans une situation dite « irrégulière » qu’ils vivent dans une situation de péché mortel, privés de grâce sanctifiante. (301)
– Même si l’unité de la doctrine est nécessaire, cela n’empêche pas différentes interprétations : « chaque principe général a besoin d’être inculturé » (Préambule 3).
– Le pape désire prendre « en considération la situation actuelle des familles en vue de garder les pieds sur terre » (Préambule 6) et ajoute que les familles « ne sont pas un problème, elles sont d’abord une opportunité » (Préambule 7).
– « Personne ne peut être condamné pour toujours, parce que ce n’est pas la logique de l’Évangile ! » (297).
– Il faut davantage intégrer dans les communautés chrétiennes les baptisés divorcés-remariés selon les diverses façon possibles, en évitant toute occasion de scandale. La logique de leur intégration est « la clef de leur accompagnement pastoral afin que, non seulement ils sachent qu’ils appartiennent au Corps du Christ qu’est l’Église, mais qu’ils puissent en avoir une joyeuse et féconde expérience ». (299)
– Jésus « attend que nous renoncions à chercher des abris personnels ou communautaires qui nous permettent de nous garder distants du cœur des drames humains, afin d’accepter vraiment d‘entrer en contact avec l’existence concrète des autres et de connaître la force de la tendresse. Quand nous le faisons, notre vie devient toujours merveilleuse ». (308).
– « Comprendre les situations exceptionnelles n’implique jamais d’occulter la lumière de l’idéal dans son intégralité ni de proposer moins que ce que Jésus offre à l’être humain. Aujourd’hui, plus important qu’une pastorale des échecs il y a l’effort pastoral pour consolider les mariages et prévenir ainsi les ruptures. »(307)
– L’Église : une mère qui accueille.
– Rappelons-nous qu’« un petit pas, au milieu des grandes limites humaines, peut être plus apprécié de Dieu que la vie extérieurement correcte de celui qui passe ses jours sans avoir à affronter de grandes difficultés ». (305)
– « Nous nous comportons fréquemment comme des contrôleurs de la grâce et non comme des facilitateurs. Mais l’Église n’est pas une douane, elle est la maison paternelle où il y a de la place pour chacun avec sa vie difficile ». (310)
– Plus on rentre dans les détails, plus les exceptions se multiplient. On ne peut pas se référer à la norme de façon absolue. (304)
– « Sans diminuer la valeur de l’idéal évangélique, il faut accompagner avec miséricorde et patience les étapes possibles de croissance des personnes qui se construisent jour après jour ». (308)
– La charité fraternelle est la 1ère loi des chrétiens. (306)
– Le pape nous invite à faire l’expérience d’ouvrir notre cœur « à ceux qui vivent dans les périphéries existentielles les plus différentes ». (312)
– À propos des baptisés divorcés et remariés civilement : il convient de « discerner quelles sont, parmi les diverses formes d’exclusion actuellement pratiquées dans les domaines liturgique, pastoral, éducatif et institutionnel, celles qui peuvent être dépassées ». (299)
– Le pasteur ne peut se satisfaire d’appliquer des lois morales.
– Nous posons tant de conditions à la miséricorde que nous la vidons de son sens concret et de signification réelle, et c’est la pire façon de liquéfier l’Évangile. (311)

Nous avons essayé de lister ci-dessous les critères proposés dans le texte pour aider à un discernement :
– Le préalable à tout discernement est d’être conscient de la miséricorde offerte gratuitement à chacun. Ensuite, on peut écouter, comprendre et tâcher d’accompagner.
– « L’imputabilité et la responsabilité d’une action peuvent être diminuées, voire supprimées, par l’ignorance, l’inadvertance, la violence, la crainte, les habitudes, les affections immodérées et d’autres facteurs psychiques ou sociaux » (cf le catéchisme de l’Église catholique). (302)
– Un jugement négatif sur une situation n’entraîne pas un jugement sur la personne.
– Tout discernement doit être dynamique et donc contenir des étapes de croissance.
– Comme le degré de responsabilité n’est pas le même dans tous les cas, les conséquences ou les effets d’une norme ne doivent pas nécessairement être toujours les mêmes. (300)
– Dans une situation donnée, il faut tenir compte de l’existence de facteurs qui limitent la capacité de décision.
– Le pape propose un examen de conscience aux divorcés-remariés et liste plusieurs questions qu’ils devraient se poser pour pouvoir entrer dans une réflexion sincère, qui peut renforcer la confiance en la miséricorde de Dieu, qui n’est refusée à personne. L’affect et les désirs de chacun ne peuvent être placés au-dessus du bien commun de l’Église. (300)
– Dans « va, je ne te condamne pas », on retrouve l’idée de croissance et d’étapes dans le discernement.
Jésus veut une Église attentive au bien que l’Esprit répand au milieu de la fragilité, qui ne renonce pas au bien possible, même si elle court le risque de se salir avec la boue de la route. (308)
– Le discernement doit aider à trouver les chemins possibles de réponse à Dieu et de croissance au milieu des limitations. (305)

Que pourrions-nous dire à une personne divorcée-remariée qui demande le sacrement de réconciliation ?
– Demander à cette personne pourquoi elle a ce désir de sacrement du pardon, pourquoi maintenant ? – Dans une situation de blessure ou de blocage, reparler de ce qui a été vécu est important. On peut suggérer à cette personne de se réintégrer petit à petit à la communauté, en sentant son humilité.
– L’objectif est de l’encourager à recevoir la miséricorde et surtout de l’accompagner sur le chemin de croissance proposé par l’Évangile. Cependant, attention : le désir d’amour qu’on exprime en demandant la réconciliation ne doit pas être confondu avec une baguette magique qui efface tout.
– Dans cette situation, un élément de discernement est de voir si cette étape de réconciliation est un moyen de se reconstruire et de quitter son ressentiment.
– On peut en tous cas encourager cette personne à rencontrer un prêtre de façon à ce qu’il ou elle puisse bénéficier de la miséricorde divine, qui permet de pardonner et de sentir ce qu’est l’amour inconditionnel de Dieu le Père.
– On peut demander jusqu’où une démarche de réconciliation est possible avec l’ex. Faire l’expérience du pardon, c’est une proposition de réparation dans une situation où l’on a cassé quelque chose… Une promesse de fidélité a été cassée, on peut demander à la personne de chercher dans les diverses fidélités, quels liens elle pourrait resserrer.

Par rapport à l’Eucharistie, ce n’est pas tout à fait comme le sacrement de réconciliation car cela occupe une place beaucoup plus importante dans la vie de la communauté.

Par rapport aux personnes homosexuelles qui souhaitent participer à un engagement dans la paroisse : le pape donne des clés en disant qu’il faut faire preuve de discrétion, faire les choses dans l’humilité. La responsabilité peut être donnée sans pour autant ériger l’orientation sexuelle de cette personne en modèle pour la communauté. Cependant, peut-on refuser le baptême aux enfants qui sont élevés par des couples homosexuels ? Ne doit-on pas plutôt considérer l’intérêt de ces enfants que la situation matrimoniale de leurs parents ?

RESTRUCTURATION DES RENCONTRES DE PREPARATION AUX SACREMENTS.
Mariages et baptêmes : un dimanche commun de 9h30 à 17h.
Plus un deuxième dimanche de 16h30 à 18h30 pour les mariages
Pour les baptêmes, une deuxième rencontre le jeudi soir précédant la célébration.

EVOLUTION DES EMPLOIS DE CAMILLE ET D’ANNIE.
– A la rentrée prochaine Camille continuera à assurer la catéchèse comme elle le fait depuis deux ans. Elle n’a pas encore pris de décision pour la suite.
– Annie restera à St Jean pendant encore un an, en tout cas, afin de consolider les préparations au mariage. Elle serait d’accord pour reprendre ensuite la catéchèse, afin de faire la soudure. Les contacts pris pour assurer leur succession n’ont pas abouti.
– En ce qui concerne les trois rencontres adultes jeunes de l’année, elles ont réuni en tout 26 participants. L’équipe pilote comprend 9 à 10 personnes. La fréquence des rencontres va être augmentée pour passer à 7 réunions qui se tiendront avant la messe.

DIVERS LE DIMANCHE :
– parrainages des nouveaux membres du CPP
– dimanche 18 septembre, présentation du CPP et Prière universelle par le CPP
– dimanches du pardon fixés au 4 déc et 19 mars
– dates des CPP ; Me 12 octobre et Me 16 novembre, les autres dates seront à fixer à la rentrée

Conseil pastoral du 26 mai 2016

1 Présentation des comptes par le vice président du Conseil économique :

2 Présentation des forces et des faiblesses de St Jean
avec le document des ” grandes orientations” en présence du Père Denis Jachiet, vicaire général
* Le quartier et la sociologie du quartier : bcp de touristes, diminution des commerces traditionnels au profit de café. Logements de petites tailles et chers donc les familles partent et les habitants sont souvent des jeunes d’un niveau socio-professionnel élevé. Les jeunes actifs s’investissent peu, ou sur des évènements ponctuels (fête des talents, marche de St Jean, …). Peu d’adolescents (1 seul collège et pas de lycée).
* Annonce de l’évangile :
. forces : simplicité liturgique (ouverture), qualité d’annonces (riches et variées), éveil à la Foi et catéchisme, compagnons d’Emmaüss, une vraie place pour les femmes, et liberté de ton d’Alexis.
. faiblesses : équipes liturgiques difficiles à mobiliser, le livre de prière universelle ne circule pas assez, les informations et initiatives du diocèse ne sont pas assez relayées.
* Créer du lien et sortir de la maison :
. faiblesses : pas assez d’ouverture vers l’extérieur, l’œucuménisme est en recul actuellement.
. forces : évènements positifs (marche de St Jean), ouverture aux touristes (Avent 2014), fête de St Jean (attire du monde, mais faiblesse car tension dans l’équipe pilote), organisation d’enquêtes « hors-les-murs » (catéchèse, préparation au mariage, solidarité, préparation aux sacrements).
* Solidarités :
. forces : café accueil, dons Barnabé et aide aux migrants.
. Faiblesses : peu de visibilité de la conférence St Vincent de Paul et Abbesses Frat, le conseil de solidarité s’est éteint
* Appel à la responsabilité :
. Forces : appels à la responsabilité des parents (éveil à la Foi, catéchisme), compagnons d’Emmaüs, jeunes adultes, groupe divorcés au bon dynamisme, lien pris avec d’autres groupes d’autres paroisses, charte des bénévoles (mission limitée dans le temps)cela permet de rendre visible les implications différentes.
. Faiblesses : équipe d’accueil un peu vieillissante, à redynamiser.