Sujet choisi par Zobel qui a trouvé le moyen de traverser un océan pour ne pas participer, alors que sa préparation révelait beaucoup de réflexions à partager.
Introduction.
C’est un fait, aujourd’hui plus qu’hier nous vivons dans un monde interdépendant. Alors qu’il y’a encore quelques années les problèmes des « autres » pouvaient me laisser indifférent, maintenant ceux-ci m’affectent et influencent mon vécu quotidien. Par exemple, la grippe aviaire qui s’enclenche dans un pays en Asie, réussit à changer les habitudes et à forcer certaines attitudes dans tout le reste du monde.
L’interdépendance que nous connaissons s’explique par l’accentuation de la mondialisation qui enseigne clairement qu’il est devenu impossible de vivre en autarcie. La mondialisation charrie aussi un ensemble d’injustices et de problèmes de tous ordres qui ne sauraient nous laisser silencieux. Elle met en présence des vainqueurs et des oubliés ou déçus qui même s’ils s’opposent doivent trouver des réponses ensemble. Les problèmes étant devenus globaux, seules des solutions globales peuvent véritablement être durables.
Même si on reconnaît que face aux effets pervers de la mondialisation, des réactions et attitudes collectives sont à privilégier, on ne saurait dénier que le processus devrait commencer à un niveau personnel.
Le débat au sein du groupe 25 - 45 ans, trouve donc toute sa pertinence car, il nous aidera à nous situer par rapport aux actions personnelles que nous pouvons prendre pour impulser un processus collectif.
Notre rencontre pourrait s’articuler autour de trois temps présentés sous la forme des questions suivantes.
Quelles injustices majeures devons-nous corriger aujourd’hui ? Il convient de dire ici que les injustices ne sont pas simplement localisées à un endroit de la planète, elles se retrouvent partout.
En quoi est-ce que la vie du Christ et l’enseignement de l’église nous parlent-ils ? A quoi nous invitent-ils ? quelles pistes d’actions voulons-nous ajouter ?
En définitive, quelle (s) action (s) je veux m’engager à mener pour impulser un processus collectif ou continuer la réflexion ?
Parmi les textes donnés pour notre rélfexion, celui ci a retenu notre attention :
Extrait du compendium de la doctrine sociale de l’église libreria editrice vaticana 2005
449. Au début du nouveau millénaire, la pauvreté de milliards d’hommes et de femmes est la question qui, plus que toute autre interpelle notre conscience humaine et chrétienne. La pauvreté pose un dramatique problème de justice : la pauvreté sous ses différentes formes et conséquences, se caractérise par une croissance inégale et ne reconnaît pas à chaque peuple le même droit de s’asseoir à la table du festin. Cette pauvreté rend impossible la réalisation de l’humanisme plénier que l’église souhaite et poursuit, afin que les personnes et les peuples puissent être plus et vivre dans des conditions plus humaines. La lutte contre la pauvreté trouve une forte motivation dans l’option ou amour préférentiel de l’église pour les pauvres. Dans tout son enseignement social, l’Eglise ne se lasse pas de rappeler aussi certains autres de ses principes fondamentaux : le premier d’entre eux est la destination universelle des biens. En réaffirmant constamment le principe de la solidarité, la doctrine sociale incite à passer à l’action pour promouvoir le bien de tous et de chacun parce que tous nous sommes vraiment responsables de tous. Le principe de la solidarité, notamment dans la lutte contre la pauvreté doit toujours être opportunément associé à celui de la subsidiarité, grâce auquel il est possible de stimuler l’esprit d’initiative, base fondamentale de tout développement socio-économique, dans les pays pauvres eux-mêmes. Il faut porter attention aux pauvres non comme à un problème, mais comme à des personnes qui peuvent devenir sujets et protagonistes d’un avenir nouveau et plus humain pour tous.
Le Débat
Lorsque nous avons du réflechir pour trouver des inégalités, certains ont pensé à des sujets un peu trop généraux sur lesquels le plus souvent nous ne pouvons que constater notre impuissance : L’accès à l’eau, la nourriture, les guerres, l’inégalité économique. Le fait de résister, d’en prendre conscience, représente le premier pas qui compte.
Un exemple identifié est l’inégalité vis à vis de l’éducation, de l’école. La famille, le lieu d’éducation, l’emplacement géographique sont tous des facteurs d’injustice, que l’on peut diminuer en intervenant personellement : cours de soutien scolaire, participation à la vie scolaire des enfants (les siens et parfois ceux des autres). Dans l’adage républicain, il y a "Egalité", mais souvent l’action politique manque de souffle.
Pour pousser le raisonnement les impôts que nous payons représentent un moyen de participer à un mouvement de ré-équilibrage économique. Une honneteté minimale s’impose car c’est un partage de richesse à l’échelle nationale.
On trouve souvent dans l’Evangile une inégalité, qui est compensée par les actions des uns et des autres. Cependant la Parabole des talents nous indique que ceux qui possèdent ont un intérêt important à partager et donc à faire fructifier leurs talents.
Nous avons vu que les voies sont multiples et les choix assumés par les uns sont difficiles à prendre par les autres. Ne donnons pas de conseil trop facile, mais réfléchissons chacun à nous mettre en route sur le chemin du partage.
B.
PS : Afin de mesurer la bonne ambiance des séances, vous pouvez visualiser le cri du Zazou poussé par l’animateur.
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